Focus de la semaine - Editorial Team

Huit idées pour sauver le monde – made in Switzerland

Dix groupes de réflexion suisses de premier plan se sont réunis pour développer des solutions pour l’avenir. Du radical au nécessaire – les voici.

Photo: Yuri_B (Pixabay)

29 juillet 2022

Dans le document de travail « Crise climatique », un collectif d’organisations prospectives suisses a publié début mai 20 approches sur la manière de réduire plus rapidement les émissions de gaz à effet de serre. C’est le seul moyen de ralentir le changement climatique, selon la Fondation Mercator. Le point central à cet égard : avons-nous besoin de plus de réglementations étatiques ou de plus de responsabilité personnelle ? Les nouvelles technologies et les cycles fermés des matériaux rendront-ils notre consommation durable ? Ou devrons-nous changer radicalement notre manière de consommer ? Voici quelques approches de solution :

Comment les conditions-cadres doivent-elles changer?

  • La double transition énergétique | Foraus

Les transports constituent l’un des soucis permanents de notre politique climatique. Les moteurs électriques sont considérés ici comme une solution et remplaceront les moteurs à combustion dans un avenir prévisible. Mais la mobilité électrique va bouleverser le secteur de l’électricité. C’est pourquoi nous devons maintenant travailler sur une infrastructure de recharge solide, de préférence en coopération avec des partenaires européens.

La Suisse a besoin d’objectifs clairs : pour ramener les émissions de CO2 à zéro net d’ici 2050, elles doivent être réduites de moitié à l’échelle mondiale d’ici 2030. Difficile pour nous, Suisses, car nous sommes l’un des 15 plus grands émetteurs par habitant au monde. En particulier, notre consommation à l’étranger s’établit à environ 14 tonnes de CO2 par personne et par an, en Allemagne, elle s’élève à 4,4 tonnes. Le marché financier suisse joue un rôle central, qui gère 28% des actifs mondiaux et investit en conséquence. C’est pourquoi des objectifs précis et contraignants sont nécessaires.

  • Adieu au mode de vie impérial | Denknetz

Le développement durable est en conflit avec la logique capitaliste du profit. C’est pourquoi une profonde réorientation socio-écologique de la société est nécessaire. Cela signifie, par exemple, l’expansion des infrastructures sociales, le logement abordable, la réglementation de la place financière orientée vers le bien commun ou la réduction du temps de travail.

Nous ne pouvons plus nous permettre notre consommation actuelle de viande si nous voulons atteindre les objectifs climatiques. La question n’est pas de savoir si, mais quand nous éliminerons progressivement la production de viande conventionnelle. Il existe suffisamment d’alternatives : alimentation à base de plantes, substituts de viande, agriculture cellulaire ou fermentation de précision.

Que pouvons-nous faire concrètement?

  • Décarbonation du transport aérien | Reatch

Bien que voler soit mauvais pour l’environnement, le nombre de vols continuera d’augmenter au cours des prochaines décennies. Cependant, l’empreinte écologique dans l’aviation peut être réduite avec du carburant solaire synthétique. Cette solution aurait plus de sens que la taxation du kérosène, et en même temps une approche de financement similaire (et réussie) serait poursuivie comme pour la question photovoltaïque.

Une Nouvelle Suisse pourrait assumer davantage de responsabilités dans son rôle de plaque tournante centrale pour le négoce de matières premières. De cette façon, elle jouerait un rôle de modèle en termes de justice fiscale mondiale. Dans le même temps, elle pourrait rendre les communautés plus socio-écologiques grâce à des modèles de solidarité transnationale ou générer une prospérité temporelle en réduisant le temps de travail. Seuls ceux qui ont assez de temps peuvent s’impliquer socialement ou voyager de manière plus durable.

  • Discuter des technologies durables localement | TA-SWISS

Avec les nouvelles technologies, les personnes concernées au plan local doivent être en mesure de participer à la prise de décision inclusive et démocratique. Sinon, il s’agit souvent de mauvais investissements. Afin de promouvoir la formation d’opinions, TA-SWISS évalue de manière exhaustive les opportunités et les risques des nouvelles technologies. De cette façon, les informations importantes peuvent être transmises de manière objective et équilibrée.

En comparaison internationale, la Suisse reste l’un des pionniers en matière de protection du climat. C’est précisément pourquoi la coopération au niveau multilatéral est opportune : dans l’échange de connaissances, par exemple avec l’Union européenne ou les accords bilatéraux sur le climat avec des pays tiers, Avenir Suisse voit comment nous pouvons contrer les risques du changement climatique et apprendre à les utiliser comme des opportunités.

Lien de téléchargement : Document de travail « Crise climatique »

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