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La Suisse influe sur 2 ou 3% des émissions mondiales : bonne nouvelle !

Si la Suisse souhaite atteindre son objectif zéro émission nette d’ici à 2050, les entreprises suisses ont un rôle central à jouer. McKinsey, en collaboration avec le WWF et economiesuisse, a demandé à plus de 180 entreprises et organisations comment la décarbonation volontaire progressait, quels étaient les obstacles et comment ils pouvaient être surmontés.

Alexander Keberle est membre de la direction d’economiesuisse et responsable Infrastructures, énergie et environnement.

19 juillet 2022

La récente étude « Klimastandort Schweiz – Schweizer Unternehmen als globale Treiber für Netto Null » montre que la Suisse n’est pas seulement une place économique et financière de premier plan à l’échelle mondiale, mais également un pays engagé pour le climat. Elle peut influencer deux ou trois pour-cent des émissions mondiales.

La Suisse, un petit pays avec un effet de levier considérable

L’économie suisse est forte. Très forte en comparaison mondiale et même extrêmement forte vu la taille du pays. Or qui dit force dit influence : sur l’économie de pays entiers, sur d’innombrables emplois et, naturellement, sur le climat. L’ampleur du levier climatique de la Suisse n’a rien de surprenant, elle reflète simplement la grande performance économique de notre pays.

L’étude montre que l’économie suisse est non seulement consciente de sa responsabilité, mais qu’elle la voit comme une opportunité. Les entreprises sondées ont évalué l’importance de la décarbonation pour leur succès commercial à plus de quatre sur une échelle de cinq. Selon nos estimations, des entreprises avec des émissions de gaz à effet de serre de quelque 400 mégatonnes se sont déjà engagées à atteindre l’objectif zéro émission nette avec la Science Based Targets initiative (SBTi) – environ huit fois les émissions indigènes de la Suisse (scopes 1 à 3). De même, plus de 4000 entreprises, dont de nombreuses PME, ont conclu des conventions d’objectifs avec l’Agence de l’énergie pour l’économie. Bref, pendant que nous calculions l’effet de levier sur le climat, les entreprises étaient déjà à la manœuvre.

L’étude identifie également des défis. En effet, avec chaque tonne de CO2 évitée, les efforts à déployer pour la suivante augmentent. Les PME en particulier ont besoin d’être soutenues sur la voie vers l’objectif zéro émission nette. De même, il faut encore mieux communiquer les possibilités existantes, car plus de 80 % des entreprises sondées s’interrogent encore sur la rentabilité de ces efforts. L’économie a besoin de soutien, sous la forme de conseils et de conditions-cadre de qualité. Des idées innovantes, comme l’assurance contre les risques climatiques évoquée par economiesuisse, peuvent également jouer un rôle. Enfin, un débat fondé et ouvert est nécessaire, car le climat ne supportera pas une polarisation croissante.

Un effet de levier considérable est une chance pour lutter contre le changement climatique

L’influence de la Suisse sur 2 ou 3 % des émissions mondiales est une bonne nouvelle : elle est l’un des pays qui affiche un bilan tangible. L’industrie est le seul secteur à avoir non seulement atteint mais également dépassé les objectifs en termes de réduction des émissions de CO2 fixés pour 2020, avec une baisse de 15 % de ses émissions par rapport à 1990. Le secteur du ciment, par exemple, qui occasionne beaucoup d’émissions, a même diminué ses rejets de deux tiers. La grande influence de nos entreprises innovantes sur les émissions mondiales est donc une source d’espoir, et non d’inquiétude, dans la lutte contre le changement climatique.

Contribution du partenaire | Alexander Keberle est membre de la direction d’economiesuisse et responsable Infrastructures, énergie et environnement.

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